Compost collectif

À l’origine, le compost collectif est né d’un constat simple. Le premier compost existant dans le quartier, installé au jardin partagé avec l’aide d’une association, arrivait en fin de vie. Construit en bois avec les habitants, il avait bien fonctionné à ses débuts, mais son ouverture totale a entraîné une dégradation progressive. Mauvais apports, usages…

L’origine du projet 

À l’origine, le compost collectif est né d’un constat simple. Le premier compost existant dans le quartier, installé au jardin partagé avec l’aide d’une association, arrivait en fin de vie. Construit en bois avec les habitants, il avait bien fonctionné à ses débuts, mais son ouverture totale a entraîné une dégradation progressive. Mauvais apports, usages non maîtrisés, abandon progressif par les habitants… Lors des diagnostics en marchant menés chaque année dans le quartier, ce compost est rapidement apparu comme un équipement en difficulté, suscitant même des inquiétudes, notamment sur la possible présence de nuisibles. 

Face à cette situation, l’idée de supprimer le compost collectif a été envisagée, puis finalement abandonnée. Les politiques publiques souhaitent réduire (puis à terme supprimer) les ordures ménagères et encourager l’autonomie des habitants. Si la MEL propose déjà des composteurs individuels, y compris pour les balcons, l’enjeu ici était différent. Créer un outil collectif, gratuit, simple et accessible, capable de produire un compost plus riche et plus rapidement. L’emplacement posait également question. Situé à l’extrémité du quartier, l’ancien compost excluait de fait une partie des habitants. D’où l’émergence d’une nouvelle réflexion. Repenser entièrement le modèle, en l’ancrant au plus près des lieux de vie. 

La construction du projet 

Une idée s’est alors imposée. Installer un compost collectif par îlot. Un fonctionnement cohérent avec l’organisation même du quartier. Après des échanges avec la MEL et l’observation d’expériences similaires, notamment à Lomme, un collectif s’est formé il y a deux ans et demi avec Françoise, habitante du quartier. Un premier projet sur l’îlot 6 n’ayant pas abouti faute d’autorisations, le choix s’est porté sur l’îlot 3. Avec l’appui de l’ASL Humanicité et de son président, Jean-Gabriel Prieur, les autorisations ont été obtenues. 

La mobilisation des habitants a suivi : vingt foyers se sont engagés, ont signé une charte et ont été sensibilisés aux bonnes pratiques. Déposée en mars sur le bureau de la Métropole, la candidature a été officiellement validée en avril. L’installation, réalisée par la Fabrique de l’Emploi, a permis de sécuriser le site grâce à des bacs fermés et un accès par code. Depuis l’inauguration en juin, le compost fonctionne de manière satisfaisante, avec l’accompagnement mensuel de l’association Les Alchimistes, garante de la qualité et du suivi du compost. 

Et la suite ?  

Aujourd’hui, le site de l’îlot 3 compte trois bacs et rassemble vingt familles. Les résultats sont encourageants. Une activité biologique intense, une montée en température significative et un premier compost attendu pour le printemps. L’objectif est désormais clair : élargir la participation à trente foyers, puis cinquante, en augmentant le nombre de bacs, et à terme, essaimer le modèle dans chaque îlot. Mais au-delà des chiffres et des performances écologiques, le compost collectif est devenu un outil de lien social.  

Référent du projet :  

Jonathan Delacroix, Médiateur Humanicité, Citéo. 
Tél. : 06.32.87.00.34 
Mail : mediation-humanicite@citeo.org 
Facebook : Jonathan Citéo  

Rejoignez le projet !